2ème partie : Traversée et arrivée à Meknes

Voici la deuxième partie qui couvre la journée du mardi 29 décembre :

Le réveil après cette courte nuit où nous avons mal dormi faute de place dans la voiture après les grosses courses que nous avons faites en Espagne. Après nos étirements et nos cents pompes matinales, nous commençons à émerger et nous discutons avec les équipages arrivés pendant la nuit et en début de matinée.Nous nous plaçons dans la file des voitures pour la montée sur le bateau dans un concerto de sirènes et klaxons.

Soute

Une fois sur le bateau, nous évitons la cohue pour faire tamponner les passeports pour aller au duty free et à la cafétéria. Un sandwich chaud type panini et une boisson chacun feront office de petit déjeuner.
Nous nous posons ensuite à l’arrière du bateau pour déguster ce repas et admirer le paysage avec un ciel bien dégagé. La vue est imprenable et l’odeur de la mer est divine.

Bateau

Rapidement, nous arrivons en vue du Maroc, il nous reste juste le temps d’aller tamponner nos passeports et de filer dans la soute pour se tenir prêts à sortir du bateau pour se présenter au contrôle douanier.
Nous descendons du bateau puis nous nous mettons à la file du contrôle. C’est assez long, je n’ose imaginer ce que cela doit être pour le 4L trophy … Après 1h30 d’attente, notre papier vert est enfin tamponné et nous partons en file pour la ville de Larache (oui, à l’arrache, je sais …).

Contrôle

La conduite marocaine, c’est quelque chose ! Priorité au premier qui s’engage, les véhicules ainsi que les deux roues sortent de partout en utilisant gaiement le klaxon, et je ne parle même pas des charrettes tirées par des ânes :) Et évidemment, les piétons qui traversent n’importe où n’importe comment.

Conduite

Nous nous arrêtons rapidement pour un premier plein marocain grâce aux dinars échangés à un tarif préférentiel avec Simon de l’équipage 205 Rolland Garros, et nous nous engageons sur l’autoroute. A peine quelques kilomètres plus loin, un cinquantenaire en costume cravate dans une Mercedes flambant neuve nous fait de grands signes pour nous arrêter, on se demande s’il n’y a pas un problème avec la voiture, donc nous nous arrêtons.
Le conducteur arrive vers nous et nous explique dans un marocain à peine compréhensible qu’il veut acheter notre voiture tellement il a flashé dessus ! Après lui avoir expliqué qu’elle n’était pas à vendre, il nous laisse en nous souhaitant une bonne route. Quelques 100 kilomètres plus loin, nous voyons de nombreuses voitures du Student arrêtés à une station service, nous décidons donc de faire de même. Depuis l’arrivée au Maroc des claquements suspects se sont fait entendre, nous décidons de jeter un œil sous la voiture. La fixation de la ligne d’échappement et un roulement à l’arrière en sont la cause.
Deux autres équipages viennent nous demander de l’aide pour une fuite d’huile sur une Clio et un voyant allumé sur une 205. Pendant que Didi finit de resserrer le roulement, je vais voir la Clio. En effet, le carter est bien gras et je remonte le long du filet d’huile jusqu’à la culasse d’où semble provenir la fuite.
Les conducteurs me disent avoir fait le niveau d’huile au départ de Toulouse et avoir vérifié ici, pas de perte à priori. Je leur recommande quand même de surveiller régulièrement, mais ça devrait tenir le raid sans problèmes.
Enfin, le voyant sur la 205 indique une surchauffe du radiateur. Je leur fais une purge du circuit de refroidissement pour enlever les bulles d’air et je refais un appoint du liquide.
Nous repartons vers Meknes en suivant la 205 à leur demande. Si une partie des bruits ont disparu, il reste un dernier qui, maintenant qu’il est seul, nous permet de le reconnaître aisément. Le roulement AV droit est foutu, nous allons devoir trouver une pièce de rechange dans un garage local.

205

Juste quelques kilomètres avant Meknes, nous passons à côté d’un récent accident pour le moins impressionnant. Un camion a rabattu totalement au sol un gros poteau en acier, inutile de préciser l’état du véhicule … Enfin, nous entrons dans la ville de Meknes.
Nous allons directement faire le plein à la station Total en prévision de la première spéciale du lendemain. Puis nous trouvons assez facilement l’hôtel et on se pose en discutant avec d’autres équipages.
Florent nous propose très amicalement un roulement neuf en rechange, ainsi qu’un arrache roulement, c’est plus facile pour le mettre en place ! Nous plaçons donc la voiture sur le cric et nous commençons à démonter la roue. Et là erreur fatale :’( L’erreur a été de mettre des écrous antivols. En effet l’outil fourni pour les démonter est en métal friable, et c’est avec horreur qu’il me casse dans les mains. Nous nous retrouvons donc avec une voiture sur quatre roues non démontables.
Sur les conseils de l’atelier mécanique de l’organisation, nous perçons l’écrou fautif, mais le résultat final, même si nous avons pu démonter la roue, est une jante abimée et la vis de la fusée dans le même état.
Bien que les autres équipages désapprouvent son idée, Didi lime une douille de 18 sur le même modèle que l’outil. Et 30 minutes plus tard, on rentre le nouvel outil artisanal en force dans les écrous restants et ils sortent sans problèmes ! Finalement, c’est avec un total de trois heures d’acharnement que nous arrivons au roulement, pour s’apercevoir qu’il est bon … En regardant de plus près, nous voyons que l’embrayage est détendu car le contre écrou de serrage est parti, cause probable du bruit.
C’est enfin après l’avoir remis en place, que nous allons prendre une douche réparatrice et nous coucher vers 01h30.

Hôtel

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