5ème partie : Erfoud – El Begaa

Voici la 5ème partie qui couvre la journée du vendredi 1er janvier :

Bien que nous nous sommes couchés parmi les derniers, je suis levé dans les premiers. Je prend mon petit déjeuner avec les personnes de l’organisation en discutant joyeusement des jours passés et surtout des jours à venir.
En effet, nous partons aujourd’hui pour le tant attendu « Green Day » du lendemain qui consiste cette année à planter une palmeraie dans un village défavorisé en bordure du Sahara. L’opération est sponsorisée par les éco-points vendus avant le rally. Elle a très bien fonctionné cette année puisque nous avons suffisant de palmiers dattiers à planter ainsi que des oliviers et des amandiers en supplément. Outre l’aspect nourricier évident de la palmeraie, cet arbre fait aussi office de barrière naturelle pour contrer l’avancée du désert.
Lors du briefing, une carte nous est fournie, l’orientation sera encore primordiale aujourd’hui. Une fois les informations recueillies, nous quittons définitivement le camping d’Erfoud après deux nuits passées ici.

Camping

Juste avant le départ, je m’ensable dans un trou, c’est le bon moment pour le faire, après ça nous handicapera sérieusement au chronomètre. La spéciale se passe dans des grands espaces avec beaucoup de dunes et il est très difficile de se repérer. La navigation se fait uniquement à la boussole couplée avec la carte, en suivant les indications du road-book. « Roulez 20 minutes à 45 km/h en direction du nord ouest et prenez ensuite plein nord après la colline sur votre gauche. » Pas si facile en vérité ;)

Dune

Nous arrivons avec quelques difficultés à passer les check-points correctement et ma conduite est plutôt correcte aujourd’hui. Plus tard, lors d’un passage de dune, nous ne voyons pas le trou juste derrière et nous touchons lourdement le fond de la dune. Inquiets pour la voiture, nous continuons malgré tout pendant quelques minutes, le point de passage étant juste visible au loin. Dès que notre temps de passage est pris, nous nous arrêtons pour vérifier, des bruits suspects se font entendre à l’arrière sous la voiture.
En effet, la vis haute de fixation de l’amortisseur arrière gauche a cisaillée sous le choc. J’arrive à compresser l’amortisseur pendant que Didi repasse une vis de rechange, le temps de la manœuvre ne dépasse pas 3-4 minutes chrono !!! Ensuite, nous arrivons à un endroit ou plusieurs voitures sont arrêtées, nous faisons de même pour prendre des informations. Les autres équipages nous informent qu’il y a un passage très difficile juste devant nous, avec beaucoup de dunes, plusieurs voitures sont déjà ensablées. Nous observons un peu l’endroit pour essayer de trouver le meilleur passage.

Observation

Alors que nous débattons toujours du meilleur chemin à emprunter, un bédouin sort de nulle part sur sa mobylette . En lui expliquant le problème, il nous indique de le suivre, qu’il connait un passage plus sûr quelques centaines de mètres plus loin. Avec nos collègues de l’équipage 165, nous décidons de lui faire confiance et nous passons sans encombres ce passage difficile.

Bédouin

Nous arrivons à un nouveau check-point avec de bons temps de passage pour cette journée. Nous continuons le parcours quand nous voyons une 4L bleue arrêtée. Fidèles à notre habitude, nous nous arrêtons pour voir si l’équipage a besoin d’aide.

Arrêt

Leur voiture s’est subitement arrêtée après avoir touché de l’arrière sur une bosse. Nous commençons à regarder plus en détails et nous remarquons que l’essence n’arrive plus au moteur.
Ils décident d’appeler les organisateurs, synonyme de pénalité de temps. Pendant que les Pontis préparent le repas, nous cherchons une solution. Avec l’aide des organisateurs, nous effectuons un bricolage avec un bidon d’essence relié directement à l’injection, ce qui devrait faire office le temps de finir la spéciale et de rejoindre El Begaa.

Bricolage

Depuis que nous sommes arrêtés, deux heures sont déjà passées et le soleil commence déjà à disparaître à l’horizon. C’est de nuit que nous finissons le parcours, avec évidemment un temps de retard très important, mais le classement nous importe peu.

Nuit

Nous arrivons enfin au village d’El Begaa où la population locale nous attend. Nous commençons par distribuer par les kits de nourriture apportés (huile, sel, riz et céréales) pendant que le médecin de l’organisation leur dispense un cours sur les carences alimentaires notamment chez les femmes enceintes qui boivent trop de thé, ce qui provoque des problèmes de foie et qui se répercute chez le nourrisson. La soirée se poursuit dans une ambiance de fête autour d’un grand feu avec les locaux jouant de la musique en notre honneur. Nous mangeons un repas local avec les deux équipages des 205 Rolland Garros constitué de salade composée de légumes, puis un couscous avec du thé en boisson. En dessert, des pâtisseries locales nous sont distribuées, c’est un régal.

Ensuite je vais comme d’habitude au camp mécanique pour aider la 4L bleue de Benoit et Arnaud qui avait le problème d’arrivée d’essence. En fait, la crépine du réservoir s’est écrasée ce qui a bouché l’admission d’essence. Après avoir fini la réparation, je vais me coucher vers 02h00 dans la voiture, fourbu de cette journée.

4L bleue

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