6ème partie : El Begaa – désert

Voici la 6ème partie qui couvre la journée du samedi 2 janvier :

Je me lève tôt vers 07h30 au terme d’une nuit glaciale. En effet, le climat désertique est très froid la nuit et au petit déjeuner qui suit j’entend les responsables de l’organisation annoncer une température de 1°C au plus froid de la nuit.
Je me réconforte auprès d’un petit déjeuner local avec thé, pâtisseries, pain marocain et crêpe marocaine au miel (une sorte de pancake). Puis comme d’habitude, je me rend au briefing qui est bref ce matin puisque nous allons simplement nous diriger aux abords de El Begaa à l’endroit indiqué de la future palmeraie. Didi se réveille difficilement lui aussi et nous partons en convoi après son petit déjeuner. Moins d’un kilomètre plus loin nous apercevons des tranchées fraîchement creusées qui vont servir pour irriguer la future plantation.

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Après une rapide présentation, un bédouin du village nous montre la meilleure manière de planter les arbres pour qu’ils prennent bien en terre. En effet il s’agit de creuser suffisamment profond (environ 30 cms) et large (environ 50 cms) pour créer une sorte d’île avec le jeune plan au milieu, qui sera entouré d’eau, élément nécessaire à sa croissance dans une région aussi aride.

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Les habitants du village nous aident en remplissant les seaux d’eau pour le premier arrosage et cela nous permet aussi de sympathiser avec ces gens très amicaux et qui ont le cœur sur la main. Ce sont ces gens très démunis qui offrent le plus, une sacrée leçon d’humilité.

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Nous passons toute la matinée à planter les arbres avec les explications sur la répartition des zones, chaque famille aura en sa possession 7 palmiers. Nous en profitons aussi pour prendre quelques photos de la voiture comme pour l’instant, nous ne sommes pas trop pressés par le temps.

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Cela est de courte durée puisqu’on nous signale ensuite le départ pour se diriger vers le début de la spéciale, très particulière aujourd’hui puisque c’est l’épreuve marathon qui se déroule sur deux jours avec une nuit dans le désert. Nous commençons tout simplement de la ville d’El Begaa toute proche. Dès les premières minutes, nous arrivons à côté d’une F4 blanche avec des feux de Twingo qui est arrêtée. La poulie de l’alternateur est fichue et évidemment, sans électricité dans la voiture « ça va marcher beaucoup moins bien ». L’équipage a la pièce de rechange, mais elle n’est pas identique, c’est une pièce de R4.

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Nous arrivons finalement à la monter mais comme elle est un peu plus grande nous devons utiliser des sangles et des colliers pour réussir à passer la courroie, c’est en place et nos deux équipages repartent à toute allure pour rattraper le temps perdu.
Une nouvelle fois en temps que co-pilote, je montre mes limites et je réussi à nous perdre. Je subis l’engueulade du pilote et essaye de calculer à quel endroit j’ai indiqué la mauvaise direction. Nous revenons un peu en arrière et nous reprenons la bonne route puis passons le check-point mais quelques kilomètres plus loin une R5 est en panne et une nouvelle fois nous nous arrêtons. Le ventilateur du radiateur ne fonctionne plus et la température est montée très rapidement. Didi teste rapidement le ventilateur en le branchant directement sur la batterie, il tourne sans problèmes, c’est donc la sonde de température qui contrôle le radiateur. Après avoir finalisé le câblage en direct sur la batterie (ne pas oublier de l’enlever le soir !), nous repartons sur les pistes de cette spéciale.

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Aujourd’hui peu de sable, mais beaucoup de pistes très poussiéreuses et surtout caillouteuses.
Nous passons deux autres check-points et nous arrivons à hauteur d’une F4 au couleur du Portugal avec la roue arrière droite qui tremble très dangereusement. Ils s’arrêtent et nous vérifions la roue, le roulement est HS et nous avons la pièce à leur donner. Néanmoins cela devrait tenir jusqu’au soir avec un bon serrage et nous décidons ensuite de continuer la route pour éviter de perdre trop de temps au chrono.

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Nous partons donc en convoi avec cette F4 et deux R5 dont celle que nous avons dépanné plus tôt dans la journée et rapidement nous arrivons en vue de ce qui semble le dernier passage problématique de la spéciale, la ligne d’arrivée étant juste derrière. Nous voyons des bancs de sable très regroupés et nous avisons d’un endroit pour nous arrêter afin de repérer le meilleur passage mais à ce moment nous voyons la F4 portugaise qui s’immobilise soudainement devant nous. Nous ralentissons et allons voir le problème.
Ils sont miraculés ! La voiture s’est posée à plat sur une pierre de la taille d’un parpaing, si cette pierre était pointue, le carter moteur aurait rendu l’âme :o

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Le passage de sable ensuite n’est qu’une formalité, nous commençons à avoir l’habitude. Nous passons donc la ligne d’arrivée et nous voyons derrière nous la R5 rouge de notre convoi qui reste dans un banc de sable. Nous faisons marche arrière pour la tirer avec les sangles et placer les plaques sous les roues. Elle sort sans problèmes et tout le monde passe la ligne d’arrivée qui sonne la fin de la spéciale.
Il reste maintenant la liaison pour aller au bivouac au milieu du désert, épreuve marathon oblige. Un peu plus loin, nous retrouvons la 4L bleue de la veille qui cette fois a tapé sur le côté d’une dune et a enfoncé son aile AV conducteur. Nous faisons au plus simple, comme le pneu a eu la chance de ne pas être touchée, nous arrachons donc à la pince le garde-boue de l’aile.
Nous repartons au plus vite, la nuit tombant déjà. Seulement quelques kilomètres plus loin nous arrivons à un passage quasi-impossible à passer, surtout que nous commençons à ne plus voir grand chose. L’organisation a pris les devants et tire les voitures avec leurs 4×4, le bivouac étant seulement à 15 minutes. En faisant la queue, les équipages que nous avons aidé dans la journée nous offrent l’apéritif, voilà une agréable façon de patienter !

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Viens ensuite notre tour et nous atteignons le bivouac peu après. Nous allons aider au camp mécanique, le nombre de voitures en réparation augmentant de jour en jour. Après avoir aidé l’équipage de Benoit à enlever puis à décabosser tant bien que mal l’aile de leur 4L bleue, nous sommes invités avec un autre équipage préalablement dépanné à partager leur coffret cadeau de nouvel an offert par leurs familles respectives. Ils découvrent en même temps que nous des toasts, du foie gras et du champagne !!! C’est autour du feu sous un ciel magnifiquement étoilé que nous savourons ce repas en échangeant les anecdotes des derniers jours.
La fatigue nous rattrape vite et à peine une heure plus tard nous allons dormir, exténués encore une fois.

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