7ème partie : désert – Ouarzazate

Voici la 7ème partie qui couvre la journée du dimanche 3 janvier :

Je me lève à 07h00, l’orga a eu l’excellente idée de préparer une table avec du café à disposition.
Rien d’autre, heureusement nous avons gardé des céréales pour essayer de se remplir au minimum l’estomac. J’enchaîne avec le briefing de la deuxième journée de l’épreuve marathon avec en soirée la ligne d’arrivée finale du Students Challenge.
Alors que les voitures se mettent en file indienne pour le départ et que Didi prend son café, je profite de l’instant pour monter la grande dune qui jouxte notre campement de fortune. L’immensité du Sahara débute à mes pieds, une vision à la fois magnifique du plus grand désert de la planète, mais aussi terrifiante devant la loi implacable de la nature et ses extrêmes.

Sahara

Je rejoins ensuite la voiture, le nombre d’équipages au départ ayant fortement diminué. Pour cette dernière journée, afin d’équilibrer le temps de conduite de chacun, nous allons alterner entre le matin et l’après midi de l’épreuve. Je commence par prendre le volant et Didi finira donc. Nous sommes au départ derrière la 205 rouge des Pontis, avec qui nous avons pris l’habitude de rester en groupe.

Départ

Au menu aujourd’hui, ensablements et réparations, notre pain quotidien au fil de ces nombreux kilomètres. La spéciale n’est pas difficile aujourd’hui au niveau de l’orientation, c’est surtout les passages de sables qui posent problème. Après le premier check point, Jonathan heurte une grosse pierre qui leur fait perdre la ligne d’échappement et leur plie la jante de la roue avant conducteur !!

Jante

Qu’à cela ne tienne, ils fixent la ligne sur la galerie du toit à l’aide de Chatterton et de sangles. Une fois la roue changée, nous voilà reparti vers de nouvelles aventures :)

Échappement

L’immensité de la plaine que nous traversons est simplement à couper le souffle. Nous nous arrêtons et décidons avec Jonathan de monter une colline rocailleuse pour apprécier le paysage à sa hauteur. De toutes façons, la régularité d’aujourd’hui est basée sur une vitesse moyenne assez basse, nous avons donc le temps d’en profiter. La montée est plutôt périlleuse et nous arrivons très essoufflés en haut de la colline au prix de 30 minutes d’efforts.

Colline

Nous partageons une boisson bien méritée et profitons du paysage avant d’entamer la descente. Si l’aller était dangereux, en comparaison le retour est bien pire, nous prenons beaucoup de temps par peur de l’entorse. Finalement, c’est aussi 30 minutes qu’il nous faut pour rejoindre les véhicules et nous repartons pour finir le parcours. Peu de temps après, se trouve le deuxième et avant-dernier check-point de la journée. Nous rejoignons ensuite une piste qui nous mène à travers un village où nous ne sommes pas très bien accueillis, puisque des enfants jettent des pierres sur les voitures. Nous passons alors au plus vite dans les villages suivants et cela nous sera fatal au classement.
Nous avons en effet raté le dernier check-point, synonyme d’une pénalité de 6 heures qui nous plonge dans le fond du classement.
La liaison qui suit vers Ouarzazate est longue et difficile. La route en réfection ainsi que la nuit tombante handicapent fortement la conduite, nous prenons donc notre temps pour effectuer les 200 kms qui nous séparent de la ville.
Au terme de 2h30 de route, nous voyons enfin les lumières de la ville au loin. Nous nous réjouissons à l’avance de l’hôtel avec son lit douillet ainsi que de sa douche qui nous attendent.

Arrivés sur le parking de l’hôtel, Nous retrouvons Dimitri et Garlic, nos désormais collègues qui dirigent l’atelier mécanique. Ils nous offrent joyeusement l’apéritif du sud au pastaga !!! Il passe avec une facilité déconcertante après toutes ces épreuves endurées :)
Nous allons ensuite retirer la clé de la chambre pour déposer nos affaires et enfin, se décrasser.

Crado

Crado

Ma douche doit bien durer 40 minutes et je m’allonge ensuite sur le lit en allumant le téléviseur pendant que Didi en profite à son tour. Le moelleux du lit ne m’a jamais paru aussi merveilleux après un bon nombre de nuits dans le froid et/ou dans la voiture. Quand Didi sort de la douche, nous descendons manger.
Nous sommes les derniers au repas avec Dimitri et Garlic qui ont aussi pris leur temps. Le repas à la marocaine avec une grande variété d’entrées froides et de plats chauds est excellent. De même les pâtisseries en dessert sont de très bonne facture.
Après ce bon repas, nous remontons dans la chambre et la motivation me fait défaut pour suivre Didi et un autre équipage au Night Club de l’hôtel. C’est rapidement que je m’endors en songeant à la remise des prix du lendemain.

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